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La méditation désigne une pratique mentale où notre attention est dirigée vers l’intérieur de nous-mêmes. D’une manière générale, toutes nos pensées, lorsque nous y prêtons attention, sont des méditations.

La pratique devient spirituelle si nous pensons que méditer nous rapproche d’une certaine vérité qui dépasse la vision empirico-matérialiste du monde. En termes philosophiques occidentaux, la spiritualité orientale est une approche idéaliste de la vie, où la dimension mentale prévaut sur le monde physique des sens.

La méditation orientale suppose qu’il n’y a pas de séparation entre l’interne (l’esprit) et l’externe (le physique). L’action de méditer entraîne une amélioration de la personne, une transfiguration de l’être. L’occident, au contraire, réduit trop souvent la méditation à un exercice intellectuel et stérile, sans véritable transformation de la personne. Il fut un temps où ce n’était pas le cas. Les philosophes de l’antiquité ne segmentaient pas le corps et l’esprit comme aujourd’hui ; ils n’étaient pas différents des sages d’orient.

Méditer n’est pas courant ; les gens vivent en pilotage automatique à peu près 95 % de leur temps, sans prêter attention à leurs pensées, parce qu’ils n’exercent jamais leur pouvoir de concentration, ce que les sages d’orient appellent communément le samādhi ; l’aptitude à pouvoir concentrer notre énergie mentale. La conscience, cet espace mental où nous construisons notre métaphore personnelle de la vie, se développe conjointement avec le samādhi.

Si notre conscience est très développée, un phénomène intéressant se produit ; le pouvoir de concentration est si fort qu’il devient possible de se détacher du flux mental jaillissant des abysses de l’inconscient.

Les sages d’orient décrivent universellement ce pouvoir dans la notion d’« observateur » ; un état d’être où nous sommes tout simplement capables d’observer nos pensées avec détachement. C’est alors que nous réalisons que nous sommes « autre chose », puisque nous ne sommes plus identifiés aux pensées, d’où le concept universel d’illumination, présent dans beaucoup d’écoles spirituelles et philosophiques de l’histoire, pour décrire un état de réalisation où nous ne sommes plus identifiés avec ce qui nous entoure ; le monde physique, nos sentiments et nos pensées.

Si nous développons cette capacité, il devient difficile de souffrir, parce que le flux mental de la peur — qui forge nos émotions négatives avec le temps — n’a plus d’emprise réelle sur nous-mêmes, et meurt comme une plante indésirable qui n’est plus arrosée. L’extase décrite par certains mystiques est une conséquence naturelle du fait de vivre sans peur.

La clé pour atteindre ce genre d’états est d’arriver à ancrer le flux mental inconscient, qui navigue entre le passé et le futur, dans l’instant présent. Pourquoi ? Nos peurs imaginées dans le futur sont des mauvais souvenirs du passé. Dans le présent, notre conscience peut observer la peur, comprendre son irrationalité, infondée dans 95-100 % des cas, et décider de la laisser partir. Mais il faut pour cela développer notre samādhi; ce n’est pas évident dans un monde aussi complexe que le nôtre, mais c’est possible.

Comment donc ? Toutes les pratiques méditatives, sans exception, aussi élaborées qu’elles puissent paraître, ont le même objectif dans les niveaux supérieurs d’exercice : provoquer une forme de lâcher-prise où la conscience cesse de vouloir contrôler tout ce qui se passe. L’inconscient se charge alors du reste, et libère votre esprit en réduisant le flux mental… d’où les célèbres aphorismes spirituels (surtout en bouddhisme zen) expliquant qu’il n’y a rien à atteindre, rien à faire, rien à accomplir, rien à rajouter à notre état pour progresser en éveil spirituel.

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