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La préhistoire se résume traditionnellement à la survie des groupements de chasseurs-cueilleurs, qui déclinèrent progressivement à partir de l’invention de l’agriculture il y a environ 11 000 ans, vers la fin de la dernière période glaciaire. L’histoire débute plus formellement il y a environ 5 500 ans, avec l’invention de l’écriture dans l’ancienne Mésopotamie.

Le prisme à travers duquel nous avons construit notre histoire est principalement celui du vainqueur qui contrôle l’information. Naturellement, toutes les sociétés sont passées maîtres dans l’art de la désinformation, afin de préserver l’intérêt du plus fort, au détriment des perdants. En multipliant les sources d’information, notre ère digitale amplifie considérablement la désinformation. L’histoire n’a jamais paru aussi dénuée de sens, tant ses faits marquants semblent décousus, violents, absurdes, injustes et imprégnés de théories conspirationnistes.

Derrière le voile de la désinformation se cache un principe d’évolution encore très ignoré. L’histoire est marquée par un élan d’individuation où la conscience humaine apprend lentement à devenir libre de créer. Elle développe son pouvoir créateur dans l’épreuve, un peu comme un muscle en salle de fitness. Bref, l’histoire prend du sens si nous la contemplons sous l’angle d’une évolution psychologique de la conscience, plutôt qu’une série de crises et de barbaries.

La naissance de l’histoire, il y a environ 5 500 ans, marque une étape décisive où la conscience de l’être humain commença à basculer dans un mode cognitif plus individuel que collectif, d’où l’émergence de grands empires conquérants à partir de ce moment-là. Mais cette évolution n’a pas remis en cause les croyances fondamentales et limitantes de nos ancêtres préhistoriques, dont la vie restait centrée autour d’impulsions grégaires pour survivre, tel que la fameuse réponse combat — fuite. En conséquence, nous avons sublimé au niveau émotionnel et mental les mécanismes primitifs hérités des chasseurs-cueilleurs, mais nous en sommes restés inconsciemment dépendants, tant et si bien que nous les employons à longueur de journée, sans jamais nous en apercevoir.

Nous répétons les mêmes erreurs du passé parce que toutes nos actions, aussi justifiées qu’elles puissent paraître dans nos sentiments personnels, cachent des contresens que nous ignorons, faute de n’avoir jamais appris à les dépister consciemment. Nous vivons pour la plupart en pilotage automatique, entre 95 % et 99 % de notre temps ; chose très convenable pour survivre dans une jungle hostile où l’économie de notre énergie vitale est clé pour survivre. Mais ce principe du moindre effort n’est plus adapté à la complexité du monde moderne. Nous ne sommes plus une société de chasseurs-cueilleurs qui doit économiser son énergie au maximum pour survivre parfois des journées entières sans rien manger.

Or, une société de contre sens, déconnectée du sens de la vie, est mathématiquement vouée à l’échec ; elle ne peut pas s’épanouir dans le temps. C’est impossible. Les crises sans fin qui secouent la planète depuis 5 500 ans sont le reflet de notre système de pensée archaïque : nous recyclons les mêmes pensées incohérentes, duales, limitantes et incorrectes depuis déjà 5 500 ans. Nos pensées virevoltent autour de sentiments effrayants de vulnérabilité, de séparation, d’impuissance, de manque, d’avoir à devenir spécial ou plus fort que les autres. Le fait de maintenir cet état de conscience dépassé dans un monde en pleine révolution technologique revient à vouloir faire tourner une voiture Porsche avec le moteur d’une Coccinelle : cela ne peut pas marcher. Le temps de la Coccinelle est révolu, adoptons un moteur Porsche pour avancer sur le chemin de la vie.

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